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Vendredi 3 août 2007

"Utilisez le taille-crayon"

Paulo Coelho "Comme le fleuve qui coule"

La vie est faite de renoncements. Accepter la souffrance comme nous acceptons aussi les bonnes choses de l'existence.
"Le grand père cessa d'écrire, sourit, et déclara à son petit fils : J'écris sur toi, c'est vrai. Mais plus important que les mots est le crayon que j'utilise...... Il y a en lui cinq qualités qui feront de toi, si tu parviens à les garder, une personne en paix avec le monde" :
Première qualité : tu peux faire de grandes choses mais tu ne dois jamais oublier qu'il existe une Main qui guide tes pas. Cette main, nous l'appelons Dieu, et il doit toujours te conduire vers Sa volonté.
Deuxième qualité : de temps à autre je dois cesser d'écrire et utiliser le taille-crayon. Le crayon souffre un peu, mais à la fin il est mieux aiguisé. Par conséquent, sache supporter certaines douleurs, car elles feront de toi une meilleure personne.
Troisième qualité : le crayon nous permet toujours d'utiliser une gomme pour effacer nos erreurs. Comprends que corriger une chose que nous avons faite n'est pas nécessairement un mal, mais que c'est important pour nous maintenir sur le chemin de la justice.
Quatrième qualité : ce qui compte vraiment dans le crayon, ce n'est pas le bois ou sa forme extérieure, mais le graphite qui se trouve à l'intérieur. Par conséquent, prends toujours soin de ce qui se passe en toi.
Enfin, la Cinquième qualité du crayon : il laisse toujours une marque. De même, sache que tout ce que tu feras dans la vie laissera des traces, et efforce toi d'être conscient de tous tes actes.
"

Par Sensa - Publié dans : Ils ont écrit
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Mardi 31 juillet 2007

Benoît, le rêveur…

Depuis Lundi, c’est Benoît qui nous conduit à destination. Il remplace mon berger jusqu’à la veille de son retour dans trois semaines. Dominique m’avait prévenu, Benoît ne parle pas ou très peu. Aussi, nous voyageons dans une ambiance très sereine propice à la méditation et cela est aussi appréciable. Seule la cliente qui nous accompagne vient troubler le calme qui règne désormais dans ce nouveau taxi, plus confortable.

Benoît ne disait rien mais je sentais que cet homme me disait beaucoup de choses.

Mardi, nous nous retrouvions tous les deux et je m’installais à l’avant, la cliente qui nous accompagnait ayant terminé ses séances.

Benoît commence à discuter du temps. Il me demande si je souhaite que nous prenions la Gineste ou l’autoroute. Je lui indique le premier choix bien entendu, il me répond que la promenade est bien plus jolie. Je l’interroge sur le Tour de France ; nous arrivons dans la descente de Carnoux peu avant la Gineste et nous passons devant le quartier du Mussuguet où Michel Platini possède une villa. Soudain, il prend à droite et nous grimpons cette route qui nous amène sur les hauteurs de Cassis. Le ciel est bleu et se reflète dans la mer qui l’épouse en retour ; tout est là, vivant, coloré, même le vent nous accompagne.

Ce matin, aucune caravane à l’horizon, aucune moto, nous dépassons quelques vélos et nous souffrons tous les deux pour eux notamment pour le vététistes sur notre droite qui entame sa montée. Soudain, je remarque un figuier sur la droite et nous nous engageons sur la descente en direction de Marseille. Au loin, notre Dame de la Garde, l’île du Frioul et sur la gauche, les calanques de Masseilleveyre. Benoît m’indique que c’est un des sites qu’il admire et il s’y rend souvent. Je le questionne sur son travail, ses activités. Il adore les sports aquatiques et les randonnées pédestres dans les calanques. « Nous avons tout sur place à Marseille », me dit-il. Je lui demande s’il partait en congés. Oui bien entendu, Benoît a prévu des vacances mais il reste sur place, je comprends qu’il aime sa région et qu'il possède tout sur place pour vivre heureux.

Je découvre peu à peu cet homme, sensible à la nature, à la beauté des paysages de notre région. Nous nous arrêtons de parler et profitons de la vue en silence. Nous sommes en osmose avec la nature. Soudain, il me demande si j’ai bien dormi. « C’est parce que vous m’avez vu fermer les yeux hier dans le taxi ? » lui dis-je. Je ne dormais pas, je rêvais toute éveillée. « Je comprends », me dit-il.

Je me rappelle soudain ce que m’avait dit mon berger Corse. « Benoît est un grand dormeur », « Il n’est pas du matin, il dort, c’est une vrai marmotte ». « Mais, il faudra bien qu’il fasse un effort quand je serai en Corse ». Benoît me dit qu’il dort beaucoup et que la sieste est une bonne chose, c’est pour lui un besoin vital pour son activité de taxi. Il recharge ses batteries. Il fait souvent des rêves. Je lui dis qu'il en est de même pour moi et je me surprends à lui dire que les rêves sont la santé de l'âme. Soudain, je relève la tête et je vois une médaille de la vierge et l’enfant avec un Saint Christophe juste à côté. Je lui demande si c’est bien la vierge. Il me dit que oui avec le Saint protecteur des transports.

« Quelle coïncidence », lui dis-je. Il me demande pourquoi. Je lui dis « Non, rien, vous allez me prendre pour une illuminée ». Il me dit « Mais non, dites, dites moi ». Je comprends que Benoît est curieux ou bien friand de mystère. Je lui dis que cette vierge et l’enfant accompagnée du Saint Christophe représente pour moi un signe car je ne crois pas aux coïncidences ni au hasard.  Il me dit qu’il comprend. Peut-être que Benoît doit m’apprendre des choses ou bien c’est moi qui doit lui apporter des réponses.

Soudain, il m’indique qu’il se rend souvent à Notre Dame de la Garde, il déjeune sur place car le restaurant prépare de la nourriture maison. De plus, la vue de la ville est unique. Il me conseille de m’y rendre. Je lui dis que cela doit faire bientôt 20 ans que je n'y suis pas allée. Il me demande ensuite si j’ai vu l’émission sur le Maroc la veille au soir. « Non, lui dis je ; cela fait des mois que je ne regarde plus la télévision ». Le Maroc ne m'inspire pas trop car il réveille en moi un souvenir morbide. Je reste muette.

Sur le chemin du retour, nous discutons de ses vingt-huit années de taxi. Il m’indique que Gérard doit rentrer ce Mercredi si sa Mercedes est réparée ; la fameuse "durite" dont Dominique m'a rabattu les oreilles pendant des jours et des jours. S'il savait que sa "durite" est toujours en l'état, il sauterait sur Gérard pour lui faire avaler.

Nous nous laissons en nous souhaitant un bon après-midi.

Benoît, le rêveur, viendra me récupérer demain à 8 h 00 devant chez moi.

Le soir, je me promenais avec petit homme dans mon jardin quand soudain, après être passée sous le figuier qui se situe sur ma terrasse, petit homme touche une feuille avec son front. L’arbre commence à s’agiter de plus en plus fort, une mini tempête se déchaîne sur nous alors qu’un calme plat régnait juste avant.

J’ai pensé que le vent de la Gineste du matin s’était mis à souffler en passant sous mon figuier, mon arbre de vie…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Sensa - Publié dans : 7 semaines et 1/2
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Jeudi 26 juillet 2007

Le berger est retourné vers ses montagnes et ses pâturages...

Ma vie est devenu un roman, j’ai choisi d’y sombrer car c’est la seule voie qui s’ouvre devant moi, ailleurs tout devient gris et l’air devient irrespirable. J’ai décidé de vivre cette aventure, au jour le jour, sans penser au futur. Apprendre tous les jours et m’émerveiller de tous ces petits miracles que je m’interdisais de voir. Je vais sans doute ressembler à ces illuminés que j’ai eu souvent l’occasion de croiser, le sourire aux lèvres, l'air rêveur ou le cœur en fête tous les jours, une énergie débordante alors qu’ils mènent une vie tout à fait banale et inintéressante aux yeux de tous. Mais je sais désormais que cette voie est la mienne.

Mercredi, nous prenions la même route qui longe la mer avant d’arriver à Marseille. Je ne cherchais plus rien mais les couleurs étaient revenues. Le Cap Canaille était magnifique et majestueux. Nous montions ce col dans une ambiance de fête, libre comme le vent. Nous discutions de chasse, de botanique, quand soudain mon berger corse m’avoua qu’il comptait les jours. J’ai lu dans ses yeux comme un air de mélancolie. Dominique comptait les jours lui qui vivait hors du temps.

Soudain, nous remarquons tous les deux une caravane sur la gauche et derrière cette caravane, la moto plus belle que jamais. Elle rayonnait sur le bord de la route. Nous nous sommes regardés, nous avons ris et nous avons compris que la vie continuerait à nous sourire. J’étais triste et heureuse de l’avoir à mes côtés.

Nous nous sommes quittés sans dire un mot.

Mon berger est retourné vers ses montagnes et ses pâturages. En ce moment, il respire profondément et se ressource avant de revenir loger dans sa vieille Mercedes.

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Sensa - Publié dans : 7 semaines et 1/2
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Mercredi 25 juillet 2007

La vierge et l’enfant…

Je suis retournée voir cette Tour mais les marches de l’escalier étaient bien trop encombrées pour me parler. Une famille était là, le père, la mère et leurs enfants, leurs oncles sans doute ; ils étaient installés au pied de la Tour. Je les ai salués d’un sourire et je suis revenue sur mes pas, j’ai remonté la rue qui menait à l’église où j’avais rencontré le chat et les jeunes mariés. J’ai repensé à ce lien d’amour si fort qui les unissait.

A l’extérieur de l’Eglise, la statue du Christ était là, devant moi, et je me suis surprise à l’examiner. Que me disait ce Christ ? Soudain, j’ai pensé à ce tableau de la Vierge et l’enfant qui se trouvait à l’intérieur de l'Eglise Saint Sauveur. Je me suis avancée en direction de l’entrée mais il y avait là un corbillard ; je ne pouvais entrer par l’avant. J'aperçus derrière l’église une porte grande ouverte et une vieille dame. Je demandais à cette dame si elle savait où se trouvait le tableau de la vierge et l’enfant ? Elle me dit qu’une personne lui avait posé la même question dans la matinée et que ce tableau n’existait pas. Je fus un peu surprise. Mais, elle ajouta qu’il y avait la vierge et l’enfant dans la première chapelle sur la gauche.

Je me suis donc dirigée vers cette vierge en me disant que j’avais sans doute perdu la raison moi qui pensait être redevenue libre de toute croyance enfin en partie. J’avançais en direction de cette chapelle convaincue d’y trouver une réponse à une question que je ne me posais même pas. J’ai contemplé cette vierge, l’enfant qu’elle tenait dans ses bras, je n’ai rien demandé, j’ai regardé le petit tableau sur la gauche, et je me suis assise. Mais qu’étais je en train de faire ? Pourquoi me trouvais je là à contempler cette vierge moi qui n’entrais jamais dans une église. Soudain, j’ai pris deux euros dans ma poche, je les ai glissés dans l’urne et j’ai posé une lumière comme pour la remercier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Sensa - Publié dans : 7 semaines et 1/2
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Lundi 23 juillet 2007

Le futur est là, devant moi, et je ne le vois pas...

Hier soir la peur, ce matin un sentiment d’échec planait au dessus de ma tête. La nature était calme mais je n’entendais plus les arbres respirer, le ciel était gris et l’eau de la mer lui ressemblait aussi. La route était déserte, la moto que nous avions remarquée sur le bas côté de la route depuis plus de dix jours était toujours là mais gisait cette fois ci sur le sol, je compris qu’elle commençait à être dépouillée (nous étions d’ailleurs surpris qu’elle ne le soit pas avant).

En franchissant le Col de la Gineste, je me suis retournée et j’ai aperçu au loin les sommets qui surplombent la baie de Cassis, ils étaient éclairés par quelques rayons de soleil qui avaient réussi à filtrer les nuages. Le reste du tableau était gris, les vignes, les pins, la terre et l’eau. Les dégradés de rouge du Cap Canaille étaient masqués par ce trop plein de gris.

Le taxi me regardait faire, du coin de l’œil silencieusement, il se doutait que quelque chose n’allait pas.

Une cliente se plaignait de ses maux et ses mots se perdaient dans l’espace, j’étais ailleurs.

En arrivant à destination, j’ai plongé ma main dans mon sac comme pour chercher de l’aide. J’en ai sorti le « Manuel du Guerrier de la Lumière » et j’ai commencé à lire sans m’arrêter. J’ai senti que mon esprit cherchait une réponse ou bien cherchait-il une validation à ce qu’il venait de comprendre… Mais je cherchais éperdument et les gens autour de moi devaient sans doute se dire que ce livre était passionnant.

Soudain mon nom fut appelé, et mes yeux se sont rivés sur le poste de commande, j’ai ressenti comme un vide, une angoisse, je me retrouvais seule. Les yeux n’étaient plus là pour me soutenir, je ne pourrai jamais remettre le livre que j’avais réservé pour eux et les passages qui m’avaient semblé importants et sur lesquels mon choix s’était porté.

Et si l’impression que j’avais eu vendredi en sortant de la salle était vrai ? Et si son dernier sourire était bien le dernier ?

Je gisais maintenant sur cette chaise comme cette vieille moto, dépouillée de mon âme, au milieu du désert, et j’allais devoir à nouveau combattre mais pour quoi, mais pour qui ? Je me replongeais dans ma lecture avant que la porte ne s’ouvre et soudain mes yeux se portèrent sur cette phrase : « Le guerrier de la lumière n’a pas toujours la foi ». Je compris que je venais de perdre la foi, je retombais dans ce néant qui allait m’engloutir. Mon nom fut appelé, je pris mon livre à la main comme pour me raccrocher à une âme et je sentis des larmes couler tout au fond de mon cœur.

Je me suis allongée sur la table et, pour la première fois, j’ai pleuré longtemps. J’ai senti cette solitude m’envahir, ma gorge était nouée, ma poitrine souffrait, mon cœur me faisait mal. J’ai regardé la caméra - mes yeux remplis de larmes étaient devenus aveugles - des gouttes coulaient sur mes tempes, je sentais que mon cœur était à la dérive. Je fixais cette caméra de toute mon âme mais je savais que personne ne me regardait, les yeux n’étaient plus là pour moi.

J’avais sans doute commis une erreur, mais laquelle ? J’étais persuadée de ne pas m’être trompée. Où avais-je donc failli ? J’ai repris le livre à partir du début pour essayer de comprendre. Aurais-je agi trop tard à cause de mon aveuglement ? Suis-je devenue folle et tout ceci n’est qu’un tissu d’inventions, serais-je en train de confondre réel et imaginaire ? Suis-je en train de plonger définitivement dans la folie ? L’imaginaire aurait-il pris le dessus sans que j’en ai conscience ?

Une seule chose était vraie, je m’étais trompée et toute cette histoire était peut-être le fruit de mon esprit et de mes divagations.

Pourtant, une voix dans ma tête me disait que je n'avais pas tout compris, que j’avais sans doute perdu la foi mais que je me devais de continuer…

J’étais pourtant certaine du dénouement et peut-être était ce là mon erreur ? Peut-être ai-je jugé trop vite avoir atteint mon but et je me suis laissée dépasser par les évènements. Je pensais détenir la clé, le pouvoir, la force, et je n’étais qu’une simple femme mortelle et démunie, comme tout homme sur cette terre, pensant pouvoir contrôler le monde et sa vie alors qu’elle ne contrôle rien.

J’ai cru détenir les clés du paradis et je suis retombée en enfer à cause de mon orgueil et de ma vanité. J’avais oublié que l’homme ne possède rien, il n’est même pas propriétaire de son corps car tous « ses biens ne dépendent pas de lui", il n’a aucune liberté d’action sur la pérennité de ce qu’il possède ou bien a-t-il des dons de voyance ! En effet, un divorce, un accident, une maladie peut tout lui ôter du jour au lendemain. J’avais oublié de rester humble et d’user de la seule chose qui m’appartient, mon âme. Je suis redevenue une esclave, une esclave du temps aussi la nature m’a abandonné, les couleurs se sont envolées, les sons et la musique ont déserté mes oreilles, l’humain aussi a fuit.

Je suis sortis de la salle les yeux baignés de larmes, consciente de mon échec. J’ai marché droit devant moi, j’ai salué la manipulatrice qui était assise au poste de commande et j’ai marché droit devant. Je ne voulais pas entrer dans le taxi dans cet état. Aussi, je me suis arrêtée prendre un café et déjà une voix Corse volait dans le couloir. J’ai pris mes affaires et je suis allée la rejoindre. Une cliente attendait assise sur le siège avant de la vieille Mercedes, je me suis installée à l’arrière, en silence, et nous sommes partis.

Tout au long du chemin de retour, j’ai repensé à tout ceci et j’ai revu cette Tour de l’horloge, les cloches que j’avais su entendre en levant les yeux au ciel. J’ai revu cette vieille dame, l’escalier, la fontaine, l’église, le Garlaban, le chat, les jeunes mariés et le vieux monsieur ; j’ai imaginé ce château qui existait pas très loin jadis et qui fut pillé, brûlé, reconstruit et détruit, j’ai repensé à ce château aux murs d’argile qui m’engloutissait, j’ai repensé à tous ces gens célèbres qui ont vécu à cet endroit, le Roi René, la Reine de Sicile Jeanne De Laval, François 1er, le Duc de Guise, Louis XIII. Que me disait cette Tour ?

Nous cherchons tous ce que nous savons déjà. Le futur est là, devant moi, et je ne le vois pas.

Sensa

 

 

Par Sensa - Publié dans : Sensa écrit
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Mon île

Mon île
J’ai fait un rêve merveilleux
Un brin de terre où tout est bleu
Une brise marine, une eau si claire
Le soleil brille en plein hiver

C’est une île un peu sauvage
Une île verte, une île vierge
Sa nature un peu animale
Repousse les ombres du mal

Une île où les branches des arbres
S’élèvent si haut dans le ciel
Qu’elles viennent toucher les nuages
Pour se perdre dans les étoiles

Protégée par un mur de pierre
Qui l’entoure et qui l’enchaîne
Elle sait vibrer, elle sait pleurer
Quand viennent gronder les tambours

Déchaînés par le feu ardent
Qui brûle dans nos corps d’amants
Tes bras me serrent et m’ensorcellent
Parfois j’ai si peur de te perdre

Mon île à moi, mon île c’est toi
Quand toutes les nuits dans tes bras
Sous la tempête et sous la pluie
Quand un seul souffle nous unit

Photos

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