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Vendredi 13 juillet 2007 5 13 07 2007 21:00

La raison a repris le dessus…

La raison a repris le dessus. Je suis perdue. S’il n’y avait pas cette vie à mes côtés, je pense que j’aurais mis les deux pieds sous terre une fois pour toute. Je suis désespérée, je suis perdue. Je ne sais si une issue existe, vais-je errer à jamais comme une ombre, comment faire ? Je n’ai plus de mots pour exprimer ce que je ressens si ce n’est un profond désespoir qui m’anéantit de jour en jour, d’heure en heure. Mes yeux et mon cœur sont enfin grands ouverts, j’ai compris le sens, je meurs d’angoisse, j’ai l’impression de vivre par alternance et l’enfer et le paradis

Par Sensa - Publié dans : Sensa écrit
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Vendredi 13 juillet 2007 5 13 07 2007 20:00

Dans et sur mes bras

Dans ma tête
Et sur mes bras
Dans ma vie
Vous êtes là

Dans ma tête
Et sur mes bras
C’est là que vous êtes
Vous êtes
Dans et sur mes bras

Au parchemin de ma peau
Gravé à l’encre d’amour
J’ai paraphé le plus beau
Et ce qui restera toujours

Dans ma tête
Et sur mes bras
Dans ma vie
Vous êtes là

Dans ma tête
Et sur mes bras
C’est là que vous êtes
Vous êtes
Dans et sur mes bras

Signatures indélébiles
Sur le contrat de nos jours
Ma peau deviendra fragile
Mais vous y resterez toujours

Dans ma tête
Et sur mes bras
Dans ma vie
Vous êtes là

 

 

 

 

 

 

 

("Charango" - Yannick Noah)

Par Sensa - Publié dans : Sensa écrit
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Vendredi 13 juillet 2007 5 13 07 2007 17:00

Si le paradis existait...

Hier, j'ai glissé sur le versant sud de ma montagne. C'était merveilleux. J'ai pu me plonger dans ce fleuve et prendre vie. C'était doux, paisible. Le temps n'existait plus ; je comprends pourquoi je ne porte plus de montre depuis quelques mois sans chercher à la remplacer ; ma conscience me dictait le chemin à suivre. Aussi, je n'ai pas cherché à en acheter une depuis que le bracelet de mon ancienne montre s'est cassé, je pense que c'est un objet inutile. Je ne voulais plus être attachée aux heures, aux minutes ni même aux secondes, je voulais être libre. J'ai finalement réussi à franchir la barrière du temps et je me suis sentie flotter, légère, portée uniquement par le vent poussée je ne sais où, mais peu m'importait la destination seul le chemin et cette sensation d'amour qui m'enivrait. Ma raison n'était plus avec moi, mes pensées s'étaient déposées uniquement sur l'instant présent, je craignais que cela s'arrête à tout moment, je voulais que cela perdure à l'infini.

J'ai pris ma voiture et j'ai roulé longtemps. J'ai pris le chemin des crêtes et tout me semblait unique, merveilleux. J'ai souvent pris ce chemin mais hier, c'était un chemin inconnu que je prenais pour la première fois. J'ai voulu voir la mer, le ciel et l'eau n'avaient jamais été si bleus, les gens étaient merveilleux et j'ai remarqué à quel point ma région est belle. Je me suis dirigée vers le Castellet, la Cadière, les Cigales troublaient souvent mon attention ; j'ai pris mon enfant dans les bras, mon regard fut envahi par une vague d'amour immense, nous respirions tous deux à l'unisson, notre coeur rempli d'enthousiasme et de joie de vivre.

En revenant chez moi tard le soir, je craignais de perdre ce que je venais de découvrir. Je me suis sentie soudain épuisée par tant de sensations. J'ai mis du temps à m'endormir. Comme un enfant, je craignais de fermer mes yeux et quitter cette vie ne serait ce qu'un seul instant ; j'ai gardé mes yeux ouverts le plus longtemps possible, mes pensées flottaient devant moi et des larmes ont coulé sur mes joues. Je me suis endormie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Sensa - Publié dans : Sensa écrit
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Vendredi 13 juillet 2007 5 13 07 2007 12:00

"Même si je parle la langue des hommes et des anges ; même si j'ai le don de prophétiser et une foi à transporter des montagnes, sans l'amour, je ne serais rien" (Paulo Coelho). 

 

 

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Jeudi 12 juillet 2007 4 12 07 2007 11:51

De la Corse au quotidien

Depuis maintenant deux semaines, je vis la Corse au quotidien. Lorsque mon pied franchit la porte de ce taxi, je sais déjà qu’une partie de moi-même est en Corse. Comme une exilée en liberté, je franchis tous les jours le continent pour retrouver cette terre sauvage où règne encore cet esprit de liberté qui fait que tout peut encore arriver, le meilleur comme le pire.

Je franchis le continent pour cette île magique et c’est un bol d’air pur qui remplit deux fois par jour mon espace intérieur. J’ai pu voir les pierres, les sangliers, les aiguilles qui pointent haut dans le ciel comme pour mieux en percer le mystère ; j’ai vu ce vieux village perdu à l’île Rousse, ces vieilles rues étroites que seuls les ânes ne peuvent fréquenter. Il paraît que les travaux de maçonnerie se font encore à dos d’âne car la voiture ne peut atteindre ces hauts lieux. Aussi, la matière première est transportée comme au siècle dernier et c’est ce qui fait le charme et l’attrait de ces villages pittoresques. Non seulement leur beauté émerveille et ouvre notre regard mais elle pénètre notre coeur car ils détiennent ce que nos villes modernes ont perdu, une âme.

Cette Corse, cette île, ce paradis perdu, est belle comme une fête, comme un sourire, comme une parole qui vient du cœur, c’est la victoire des choses et des hommes qui ont su préserver l’authenticité, la spontanéité, le franc parler, la droiture et l’honneur, c’est la victoire de l’humain.

Hier un miracle c’est produit, j’étais ivre alors que je n’avais consommé aucun alcool. Je marchais dans la rue et j’avais l’impression de flotter, de voler dans les rues de Marseille ; j’ai faillis perdre l’équilibre plusieurs fois comme si je voulais occuper tout l’espace et encore plus d'espace qu’il y en avait pour moi. Soudain, en rentrant chez moi, j’ai pris la route qui mène à Aubagne, je savais que je devais m’y rendre, quelqu'un avait pris rendez-vous pour moi et mon intuition me l’a fait savoir. Je me suis donc arrêtée à Aubagne, j’ai garé mon véhicule et me suis dirigée vers la place. Toujours cette ivresse qui m’envahissait, une béatitude devant tout ce qui m’entourait qui ne faisait qu’accentuer mon sourire jusqu’à me pousser à rire vraiment sans raison particulière.

J’ai survolé la place, emprunté une petite rue et me suis retrouvée dans le vieux Aubagne. Mon esprit fut soudain traversé par deux pensées : celle de faire les boutiques (ce qui justifiait ma venue) et celle de partir sur la gauche dans une vieille rue étroite qui débouchait sur un escalier. Avant de me décider, je me suis arrêtée pour m’acheter deux boules de glace artisanale, chocolat et chocolat coco. Et soudain, c’était une évidence, c’était à gauche que je devais aller. Je suis montée, au hasard sans réfléchir, j’ai repris à gauche, les rues rapetissaient de plus en plus, puis à droite une petite ruelle s’ouvrait devant moi. Le vent qui s’engouffrait dans la ruelle m’empêchait de manger ma glace, mes cheveux se mêlaient à ma glace et j’ai faillis les avaler si bien qu’il m’a fallu me retourner pour pouvoir manger cette glace. En me retournant, je fus saisie par la beauté du tableau qui se présentait devant mes yeux, une ruelle entourée de vieilles maisons et au milieu, le Garlaban dans toute sa splendeur rayonnait de plus belle. J’ai compris que le vent m’avait poussé à regarder ce que je ne voyais pas, il m’avait poussé à me retourner pour contempler ce tableau naturel, et je me suis mise à rire de plus belle. J’avais le visage et la bouche remplis de glace au chocolat que j’essayais d’enlever. J’ai continué à suivre mon intuition, je suis montée tout en haut jusqu’au vieux clocher qui pointait devant moi. Il y avait une fontaine à ses pieds et un petit escalier avec un petit muret. Je me suis assise sur le petit muret pour finir de déguster ma glace, deux vieilles dames discutaient à 50 mètres devant moi, une prenant de l’eau à la fontaine avec un arrosoir ; soudain, la vieille dame m’a salué, je fus saisie par la rareté de la chose. Je me trouvais à 50 mètres, derrière l’escalier et elle m’a vu. J’ai réalisé que je n’étais plus invisible et que mon attitude, ma joie de vivre avait conduite cette dame à me saluer.

J’ai relevé la tête en direction du clocher et les cloches se sont mises à sonner. Je savais tout au fond de moi que les cloches sonnaient pour moi. Je fus saisie par un sentiment de paix, de pur bonheur, de joie et d’enthousiasme que je ne connaissais pas ou peut-être était ce tout simplement un sentiment d’amour universel qui avait envahi tout mon être.

C’est peut-être cela être en amour.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Sensa - Publié dans : 7 semaines et 1/2
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Mon île

Mon île
J’ai fait un rêve merveilleux
Un brin de terre où tout est bleu
Une brise marine, une eau si claire
Le soleil brille en plein hiver

C’est une île un peu sauvage
Une île verte, une île vierge
Sa nature un peu animale
Repousse les ombres du mal

Une île où les branches des arbres
S’élèvent si haut dans le ciel
Qu’elles viennent toucher les nuages
Pour se perdre dans les étoiles

Protégée par un mur de pierre
Qui l’entoure et qui l’enchaîne
Elle sait vibrer, elle sait pleurer
Quand viennent gronder les tambours

Déchaînés par le feu ardent
Qui brûle dans nos corps d’amants
Tes bras me serrent et m’ensorcellent
Parfois j’ai si peur de te perdre

Mon île à moi, mon île c’est toi
Quand toutes les nuits dans tes bras
Sous la tempête et sous la pluie
Quand un seul souffle nous unit

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