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Samedi 25 août 2007

L’absurde conduirait à la clairvoyance ?

Ce matin au réveil, une idée est venue perturber mon esprit ; une idée rebelle, une idée inhospitalière, une idée qui venait remettre en question toutes mes réflexions :

Et si le monde n’avait pas de sens ?
Et si la vie même n’avait pas de sens ?
Et si tout ce que nous vivons était le fruit du hasard ?

Et quand bien même, il y aurait un sens à tout ceci, pourquoi perdre son temps à le chercher puisque « nous ne comprendrons le pourquoi des choses que lorsque tout est terminé » (Boris Cyrulnik – Parler d’amour au bord du gouffre).

Et si, à l’heure où j’écris ces lignes, tout était terminé ?

Chercher un sens m’empêcherait donc d’être clairvoyante ?  Je redeviendrais aveugle ? Aussi ai-je pensé que le non sens de la vie, le désespoir qui nous touche parfois et que j’appellerais la nuit de l’esprit, le néant et la mort même, nous amèneraient à la clairvoyance, à la vérité ?

Il conviendrait alors d’atteindre le vallon de la clarté en renonçant au sens et en réapprenant à voir, à diriger librement ses pensées et sa vie, sa conscience, ses actes ; redevenir maître de notre navire et faire de chaque expérience, les bonnes comme les pires, une mine d’or au sein de laquelle chaque lingot viendrait s’ajouter, jour après jour, au précédent pour enfin édifier une pyramide qui nous conduirait au merveilleux de la vie ?

Aussi, peut-être conviendrait-il que je renonce au sens ; ce qui devient paradoxal car c’était l’objet et le nom de mon blog.

Mais, étant partisane du changement, cette idée ne me perturbe pas vraiment ; bien au contraire, elle signifie qu’un changement vient d’opérer en moi et que je suis bel et bien en vie. Cette idée me rappelle que l’Homme ne se définit que dans le mouvement, l’action et le changement. Il est un créateur à vie.

Vivre sans chercher de sens, pourquoi pas ? C’est reprendre sa liberté par rapport au passé et à l’avenir.  Cela peut me permettre de tout envisager, de faire des choix de vie, à tout moment décider de prendre tel ou tel chemin. Nous avons le choix de vivre ou de mourir, de choisir la sécurité ou bien le choix de vivre. Je pense avoir atteint un croisement de route et qu'il convient aujourd’hui de faire un choix, un choix de vie.

Je comprends mieux cette phrase : « Cueillir les fruits de l’arbre te mènera à l’Arbre » (P. Coelho).

Se détacher, se libérer de toute attache, de tout sens, « cueillir les fruits » de la vie et vivre tout simplement ce que nous avons à vivre. Accepter toutes les expériences et les vivre pleinement.

La vie a-t-elle un sens ?

Peu importe à présent et bien au contraire, je ne cherche plus à savoir. Je pense que nous la vivrons mieux si elle n’a pas de sens et même si au fond, elle est « absurde ». "Il faut imaginer Sysiphe heureux " (A. Camus – Le mythe de Sysiphe).

Et puis, que faisons nous de l’espoir en la vie ?

Et bien, peut-être conviendrait-il d’arrêter d’espérer. En effet, l’espoir fait vivre pour certains mais pour d’autres, il peut les conduire au désespoir s’ils n’atteignent jamais leur but. Aussi, j’arrête d’espérer également car il y a une forte probabilité que je sois déçue à nouveau. J’arrête d’espérer et je choisis de vivre, le bon comme le mauvais.

Vivre en quelque sorte "l’enfer" du présent car cet enfer est notre royaume, celui de la clairvoyance, celui de la lucidité, celui de « l’ absurdité » et ce non sens de la vie est bien le chemin qui va me conduire à la liberté, la liberté du choix à tout moment, la liberté de vivre, de changer de voie pour une autre, de changer d’avis pour un autre.

Ce non sens de la vie, cette "absurdité" si je l'accepte signifie que je suis en bonne santé car je suis enfin en vie.

Je vis tout simplement ce que j’ai à vivre : ma vie.

Sensa

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Sensa - Publié dans : 7 semaines et 1/2
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Mardi 7 août 2007

La Croix Glorieuse
par Geneviève Lefebvre
(extrait de l'article paru dans le n°56 de Ganymède)

Même si je ne m'occupe plus d'astrologie au plan professionnel, ayant développé d'autres centres d'intérêts, je m'intéresse toujours à la marche des astres et j'avais noté moi aussi la période dangereuse vers laquelle nous nous dirigeons.
Dans votre article vous mentionnez, à juste titre, l'opinion d'un voyant décrivant sa vision sur l'avenir du monde. Pour ma part, j'avais eu vaguement connaissance, il y a plusieurs mois, des apparitions de Dozulé ( un village de Normandie) où le Christ serait apparu à une habitante en réclamant l'érection d'une immense croix et annonçant, au final, l'apparition dans le ciel de «la Croix glorieuse» visible de l'univers entier.

Cette «visibilité» m'avait fait penser à un phénomène astronomique plus qu'à une «apparition», et je n'y avais plus songé.
Aussi ma surprise avait été grande, il y a quelques mois en feuilletant les éphémérides, de voir cette croix inscrite dans le ciel durant l'été 2010.

Le 7 août 2010 la croix est parfaite. Nous avons en effet:
Pluton à 3° Capricorne - Uranus 0° Bélier - Saturne 1° Balance
Jupiter 3° Bélier (conjonction Uranus, opposition Saturne, carré Pluton)
Mars 5° Balance ( conjoint Satume, opposé Uranus, opposé Jupiter, carré Pluton) Vénus touchant à 0° de la Balance refait les mêmes aspects et la Lune arrivant au Cancer, marque le quatrième bras de la croix.

le grand carre planetaire en 2010



Il se forme donc dans le ciel une croix parfaite, d 'antant plus exceptionnelle que toutes ces planètes effectuent un changement de signe, ce qui est toujours l'indice d'une évolution capitale, tant dans les domaines auxquels chacune préside, que dans les cycles auxquels elles participent, tels le cycle Saturne-Uranus pour l'hégémonie américaine ou le cycle Saturne-Pluton pour Israël, etc.

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Lundi 6 août 2007

Hier, le soleil brillait très haut dans le ciel. Aujourd’hui, une lumière orange recouvrait le paysage.

Benoît venait de m’affirmer que les arbres et les vignes étaient bien de couleur verte à ses yeux. Je n’ai pas insisté pourtant le vert glissait vers le oranger ainsi que le bleu du ciel. Je n’arrêtais pas de regarder le soleil ainsi que l’horizon espérant y trouver des nuages ou bien un incendie qui aurait justifié ma vision. Soudain Benoît me demande si je veux m’arrêter prendre un café. Je lui dis que ce n’est pas la peine, nous le prendrons à l’accueil en arrivant. Il insiste un peu ; je me suis soudain aperçu qu’il s’inquiétait pour moi, il pensait sans doute que je ne m’étais pas réveillée et que j’étais en train de rêver. J’ai repris mes esprits et lui ai indiqué que je n’avais pas assez dormi et qu’il m’était difficile de réfléchir aujourd’hui.

Je décidais de ne plus ouvrir la bouche car seules des croix ou des églises en sortiraient. En effet, je venais de poser mes yeux sur le clocher de l’église de Saint Pierre les Aubagne où une vierge remplaçait la croix. Je lui indique en descendant sur Carnoux que j’irai certainement voir le centre équestre du lieu comme il me l’avait indiqué, ce que j’ai fait dans l’après midi. Ce centre est situé en haut d’une colline au cœur d’une pinède. Un esprit chevaleresque m’envahit dès la sortie de ma voiture.

En revenant sur Aubagne, je m’arrête à l’église de pénitents (confession fondée par Jean Le Baptiste) où se tient une exposition sur la céramique et l’eau. Au fond de la salle, je remarque des bénitiers en poterie ornés de la vierge à l’enfant  ainsi que du baptême du Christ. Soudain, je relève la tête et aperçoit au plafond trois anges déversant de l’eau bénite à l’aide de cruches. Je venais sans doute de me faire rebaptisé dans l’ombre.

Je racontais mon histoire à Benoît ce matin quand soudain il me coupe la parole. Il m’indique qu’il ne s’appelle pas Benoît, c’est un prénom d’emprunt donné par les taxis ayant eu une radio, son prénom d’emprunt de taxi est d’ailleurs devenu Benoît XVI aujourd'hui. Je lui demande alors quel est son prénom. Il m’indique qu’il s’appelle Jean-Baptiste.

Cela faisait trois jours que j’investiguais sur un certain Jean-Baptiste et il se trouvait là, devant moi depuis près de dix jours. Je commence à lui expliquer la vie de ce Saint mort décapité... 

 

Jean Le Baptiste - Léonard de Vinci (1513-1516)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Sensa - Publié dans : 7 semaines et 1/2
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Lundi 6 août 2007

J'écoutais cette chanson dimanche matin en me rendant à la Londe des Maures. C'est une chanson que j'avais totalement oublié et qui m'a pourtant accompagné pendant des années à l'adolescence.

Tout en écoutant les paroles et la musique, je regardais le paysage : le soleil qui me faisait face brillait comme jamais. Ses rayons illuminaient le ciel et j’avais l’impression de voir les étoiles.

(Pouponnière d'étoiles dans la Constellation du Serpent - NASA / JPL-Caltech / UT Austin)

La mer avait des dégradés de bleu étonnants ; au loin sereine sa ligne d'horizon, les rochers orangers et pourpres de la Ciotat ; sur la droite, le vert des vignobles, les dégradés de rouge du cap canaille ; plus à gauche les collines couronnées par les pierres. Les palmiers suivaient mon chemin tout en me servant de guides.

 

Je ne pensais plus aux battements de coeur de Saturne ni à ses sept anneaux : la matière avait subi le feu atomique mais elle était toujours en vie ; elle pouvait désormais voir les étoiles en plein jour et fixer le feu du ciel sans se désintégrer.

Avais-je recouvré la vue ou bien pouvais-je voir l’invisible. La nuit et le jour ne faisant qu'un, comme le ciel et l'eau l'autre jour.

Le bien et le mal réunis pour toujours à des fins glorieuses.

(Saturne - Couleur des anneaux non réelle)

"Petite Marie, je parle de toi
Parce qu'avec ta petite voix
Tes petites manies, tu as versé sur ma vie
Des milliers de roses

Petite furie, je me bats pour toi
Pour que dans dix mille ans de ça
On se retrouve à l'abri, sous un ciel aussi joli
Que des milliers de roses

REFRAIN:
Je viens du ciel et les étoiles entre elles
Ne parlent que de toi
D'un musicien qui fait jouer ses mains
Sur un morceau de bois
De leur amour plus bleu que le ciel autour

Petite Marie, je t'attends transi
Sous une tuile de ton toit
Le vent de la nuit froide me renvoie la ballade
Que j'avais écrite pour toi

Petite furie, tu dis que la vie
C'est une bague à chaque doigt
Au soleil de Floride, moi mes poches sont vides
Et mes yeux pleurent de froid

REFRAIN

Dans la pénombre de ta rue,
Petite Marie, m'entends-tu?
Je n'attends plus que toi pour partir... (bis) "

REFRAIN:
Je viens du ciel et les étoiles entre elles
Ne parlent que de toi
D'un musicien qui fait jouer ses mains
Sur un morceau de bois
De leur amour plus bleu que le ciel autour

(paroles et musique: Francis Cabrel)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Vendredi 3 août 2007

Le sculpteur de l’esprit

Mercredi, Benoît m’a encore parlé de Notre Dame. Je m’y suis donc rendu mercredi après-midi. Le site est splendide, cette vierge à l’enfant couverte d’or protège notre ville. Elle nous offre une vue sur Marseille à presque 360 ° ; le vieux port, les îles au loin, la mer méditerranée qui s’étend à l’infini ; cachés au loin, l’Afrique et le Maroc.

Le soleil frappait si fort que j’ai dû garder ma veste en jean pour me protéger et pour ne pas brûler. Le blanc des pierres environnantes et du marbre reflétait les rayons du soleil et la chaleur devenait de plus en plus insupportable. J’ai cru que j’allais me désintégrer, un trop plein d’énergie se dégageait, j’ai eu peur de subir une mini explosion nucléaire.

Je suis donc entrée dans la Basilique, l’air était plus respirable. La température de ce foyer spirituel s’est peu à peu abaissée et j’ai ressenti comme une émotion de paix m’envahir. Mes yeux ne pouvaient se détacher du plafond et des centaines de veilleuses qui brûlaient sur ma gauche. Je me suis approchée et j’ai à nouveau ressenti cette chaleur tout autour de mon corps.  Puis j’ai fait ce que j’avais à faire et je suis sortie.

Je me suis ensuite rendue à la Fnac. Mon cerveau cherchait. J’ai lu pendant deux heures puis, épuisée de chercher et de lire, j’ai acheté deux bouquins et je suis partie à la Ciotat.

Tout en descendant sur cette ville côtière, mon regard contemplait Cassis, la Gineste sur la droite et soudain de gros nuages venant de la mer commençaient à s’accrocher au Cap Canaille et aux Calanques. Sur le moment, j’ai cru qu’il y avait un incendie. Puis, j'ai réalisé que c’était de la brume. Une brume très épaisse s’étendait à l’infini, au dessus de l’eau. Aucun bateau n’était visible, le ciel et l’eau commençaient à se rejoindre pour finir par ne faire qu’un. Tout devenait invisible.

 

Ce matin, Benoît m’accueille avec le journal du jour. Il me montre l’article sur Notre Dame de la Garde et me dit que j’apparais sur le journal. Je l’ai cru 30 secondes... La photo montrait exactement ce que j’avais vu. Quelle coïncidence. Nous commençons à rouler. Lorsque nous atteignons la descente de Cassis, il m’indique que la veille aux environs de 21 h 00, Marseille avait été envahie par de gros nuages de brume exceptionnels, tous les taxis ont été surpris car cela n’était jamais arrivé. Il m’a indiqué que la brume venait de la mer et qu’il n’y voyait pas à 2 mètres. Je lui ai indiqué que j’avais constaté l’évènement et que ceci était en effet très surprenant.

Puis nous avons parlé sculpture. Benoît est un artiste. Il s’est rendu une fois à la colline Saint Joseph où figure une sculpture en bois de la mère et l’enfant. Dans mon esprit, le bois s’était transformé en or.

 

 

 

 

 

Par Sensa - Publié dans : 7 semaines et 1/2
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Mon île

Mon île
J’ai fait un rêve merveilleux
Un brin de terre où tout est bleu
Une brise marine, une eau si claire
Le soleil brille en plein hiver

C’est une île un peu sauvage
Une île verte, une île vierge
Sa nature un peu animale
Repousse les ombres du mal

Une île où les branches des arbres
S’élèvent si haut dans le ciel
Qu’elles viennent toucher les nuages
Pour se perdre dans les étoiles

Protégée par un mur de pierre
Qui l’entoure et qui l’enchaîne
Elle sait vibrer, elle sait pleurer
Quand viennent gronder les tambours

Déchaînés par le feu ardent
Qui brûle dans nos corps d’amants
Tes bras me serrent et m’ensorcellent
Parfois j’ai si peur de te perdre

Mon île à moi, mon île c’est toi
Quand toutes les nuits dans tes bras
Sous la tempête et sous la pluie
Quand un seul souffle nous unit

Photos

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